Voici comment mieux gérer le perfectionnisme

Lorsqu’on aborde le sujet du perfectionnisme, vous allez voir que sa simplification a tendance à être excessive. Je m’explique. Un amalgame est souvent fait entre le désir d’exceller et le désir d’être parfait. L’un désigne une aspiration saine pour atteindre des objectifs ambitieux alors que l’autre cache un certain manque de confiance en soi et un besoin de compensation.

Cet étiquetage de perfectionnisme a pris un coup de vieux et pourtant, cela ne gêne pas certains de l’utiliser à outrance.

Un exemple : dans les entretiens de travail, à la fameuse question (que je trouve dépassée): « pouvez-vous me citer vos qualités et de vos défauts ? », le perfectionnisme est très souvent évoqué comme qualité par les candidats.

C’est une façon pour le postulant de vous dire qu’il aime le travail bien fait. Le recruteur, qui a entendu la même réponse après chaque entretien, va creuser pour déterminer ce que signifie le perfectionnisme que vous évoquez. Il va chercher à savoir si ce perfectionnisme est synonyme de stagnation, d’incapacité à prendre des décisions, d’individualisme, de difficulté possible à gérer le stress ou à s’intégrer dans une équipe.

Alors qui a raison ? Les deux. Ce candidat voulait juste démontrer son sérieux mais il s’est laissé piéger par un concept trop vaste et le recruteur souhaitait évaluer les conséquences possibles d’un perfectionnisme exacerbé.

Le désir d’exceller VS le désir d’être parfait

Comme je vous le disais plus haut, il y a une petite confusion qui est faite souvent concernant le concept de perfectionnisme. On ne fait pas assez la distinction entre le désir d’une personne à exceller et le fantasme d’être parfait qui va au-delà du désir.

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Les athlètes de haut niveau par exemple, visent l’excellence. Leurs aspirations sont très élevées (heureusement d’ailleurs) tout simplement parce qu’ ils souhaitent remporter la victoire.

Ils ont une tendance au perfectionnisme dans leurs entraînements et sur le terrain. Ceci se passe dans l’objectif d’exceller au maximum afin de se donner les meilleures chances de remporter la victoire. Ils apprennent à gérer le stress remarquablement et en cas « d’échecs », ils savent accepter la situation telle qu’elle est.

Ils sont capables également de se remettre dans une routine et une discipline, qui leur permettront de mieux se préparer pour les prochaines fois. Les athlètes ne revoient pas leurs aspirations à la baisse, ils visent toujours à l’excellence.

Le perfectionniste, qui vit dans l’idée de pouvoir un jour être parfait, risque d’attendre ce jour jusqu’à sa mort.

Il passe sa vie à culpabiliser, à blâmer autrui et soi-même et ne cesse d’essayer de combler ce qui n’est pas assez parfait. Même s’il atteint son but, il n’éprouve aucune satisfaction personnelle. Il complique les choses à outrance et de ce fait, génère dans sa vie un stress inutile.

Le perfectionnisme confronté à l’échec

« La pire erreur n’est pas dans l’échec, mais dans l’incapacité de dominer l’échec. » – François Mitterrand

Ce sentiment est très paralysant, même si vous aviez l’habitude d’être une personne plutôt ouverte et tolérante. Ce sentiment prendra rapidement le dessus et vous rendra amer, critique et prompt aux jugements. Vous aurez même envie de donner des leçons.

Le perfectionnisme

Pratiquez le lâcher-prise

Ce genre de perfectionnisme nous guette tous avec pour seule compagnie : la peur et l’anxiété. Je vous garantis que vos angoisses n’auront aucun effet sur le résultat final d’une démarche que vous entreprenez. Celles-ci se dérouleront exactement selon leurs desseins. Vos angoisses vous coûteront en revanche votre santé et votre bien-être.

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Ouvrez les yeux et apprenez à reconnaître quand le lâcher-prise s’impose.

Ne gaspillez pas votre énergie à essayer de contrôler mentalement les choses qui ne dépendent pas de votre bon vouloir. Faites de votre mieux par l’action sans vous stresser. L’avenir ne se contrôle pas, il se construit.

Point de fuite d’où s’échappe le bonheur

Le contentement est rare et éphémère chez les perfectionnistes. Même lorsque les choses tournent magnifiquement, leur bonheur est de courte durée. Ils s’empressent de minimiser le mérite en cherchant immédiatement ce qui ne « collait » pas toujours. Ils ont vraiment l’impression que le bonheur semble toujours leur échapper alors que ce « point de fuite d’où s’échappe le bonheur » , c’est eux même qui le créent.

Comparé avec ce type de perfectionnisme, l’athlète sait célébrer ses victoires et s’en réjouir.

Une façon simple de contrer cette mauvaise habitude est de trouver les points d’amélioration et non les erreurs à blâmer. Sachez reconnaître vos succès même s’ils sont imparfaits.

Dernier petit conseil

Ne négligez pas le contentement, non au sens d’inertie, mais plutôt, dans le sens de l’expression d’une réjouissance pour ce que vous avez et ce que vous êtes déjà mais aussi, le pouvoir de la gratitude à combattre la résistance au bonheur : ses effets transformateurs, son influence sur la confiance, l’amour de soi et des autres.

Cet article a été écrit par Mélissa Pekel, du blog Retouralinnocence.com

Melissa Pekel est une experte en productivité et marketing. Entrepreneur, passionnée d’écriture et globetrotteuse, elle traite dans son magazine Retouralinnocence, de productivité, d’amour, de relations humaines et de bien d’autres sujets.

Apprenez comment vous pouvez changer de vie et devenir la personne épanouie et heureuse que vous aviez toujours imaginé lorsque vous étiez enfant, en suivant les réflexions, astuces et conseils pratiques de Melissa sur Retouralinnocence.com

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