Nos flammes jumelles en voyage

Chouchou, flamme jumelle

Quand nous avons décollé pour l’Inde, j’ai pris conscience que j’avais vraiment fait ce choix de franchir un pas nouveau dans un monde que je ne connaissais pas du tout.

Moi qui avais pour habitude de tout contrôler, je sentais que je perdais le contrôle de la situation, j’ignorais dans quel pays j’allais et comment les choses allaient se dérouler. Je prenais également conscience que j’allais être loin de mon partenaire et que j’allais passer quelques mois en compagnie de ma flamme jumelle.

Pendant les vols, j’ai commencé à avoir des peurs incontrôlées. Je ne savais pas si j’avais pris la bonne décision de tout quitter comme ça, sur la base d’une énergie qui m’impulsait à quitter la France avec ma flamme jumelle.

Je ne savais pas ce qui m’attendait en Inde, d’autant que j’avais choisi ce pays par instinct sans avoir la moindre compréhension consciente. Ce pays est réputé pour avoir une terre “spirituelle” et il était souvent dit que les personnes qui y séjourneraient seraient transformées dès leur retour.

J’avais peur du changement et de perdre mes repères. Mon égo, se sentant menacé, avait besoin de créer une sensation de peur en moi pour se nourrir.

J’étais en dualité, j’avais peur de l’inconnu et en même temps j’avais une confiance qui résonnait en moi me réconfortant dans l’idée que ce voyage allait m’apporter quelque chose d’extraordinaire sur un plan personnel.

Dès que le voyage a commencé, j’avais l’impression d’avoir reçu un tsunami en pleine figure. C’est comme si je ramassais le revers de cette haute montée en vibration que j’avais reçu ces derniers mois par la vie.

L’énergie de ma flamme jumelle m’avait fait émerger des blessures que je refoulais et que je ne voulais pas voir.

Pendant ce voyage, j’ai vécu de vraies montagnes russes émotionnelles. D’un côté je vivais des synchronicités merveilleuses avec lui dans ce pays hors du commun et d’un autre côté j’avais souvent besoin d’être seule.

Comme les flammes jumelles sont des miroirs entre elles, Loulou inconsciemment arrivait à créer un certain nombre de réactions dans mes émotions.

J’avais beaucoup de colère, de la tristesse et de la peur. Tous ces ressentis au quotidien n’étaient pas évident à gérer car il m’arrivait parfois de faire preuve de rejet par rapport à lui sans raisons apparentes.

Loulou, flamme jumelle

Moi, c’était tout l’inverse. C’est vraiment très étrange comme sensation. On ne peut pas comprendre tant qu’on ne l’a pas vécu. Avant de rencontrer ma flamme jumelle, j’étais d’un naturel méfiant. Je mettais du temps à accorder ma confiance.

Je n’aurais jamais imaginé partir en sac à dos 3 mois en Asie avec une inconnue il y a quelques années. J’avais cependant cette faculté de toujours fonctionner à l’intuition. Elle ne m’a jamais fait défaut. Ce que les gens “normaux” appellent le “feeling”.

Ainsi, je pouvais facilement être confiant et spontané avec une personne lambda car je me sentais naturellement rassuré. A l’inverse, je pouvais également être très méfiant avec une autre personne sans raison apparente.

Avec ma flamme jumelle, je savais que j’avais rendez-vous avec l’inconnu. Je ne savais pas du tout où j’allais, je ne savais pas du tout le contenu de l’expérience.

Pour autant, je me sentais dans la confiance la plus totale. Je pense que l’expression “lâcher prise dans la confiance” prend tout son sens ici.

J’étais pleinement confiant car j’avais la nette impression de déjà la connaitre. Je sais que d’un point de vue rationnel, cela paraît difficile à comprendre. Mais la rencontre avec ma flamme jumelle n’avait rien de rationnelle.

J’étais prêt à tout avec Chouchou, je me sentais porté, je me sentais poussé des ailes. Un sentiment d’invulnérabilité et de confiance m’habitait au plus profond de moi.

Tout ce que j’expérimentais prenait sens pour moi à ses côtés. Sa simple présence me remplissait de joie. Je me sentais tellement bien avec elle. J’étais vraiment prêt à faire le tour du monde avec ma flamme jumelle.

Je sentais que Chouchou, c’était la femme de ma vie. Car elle ne ressemblait à aucune autre femme. Aucune comparaison n’est possible. On ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Ma flamme jumelle était unique, je le sentais au plus profond de moi.

Je ne comprenais pas pourquoi Chouchou me rejetait parfois. Je ne comprenais pas pourquoi elle était en proie au doute. Et je comprenais encore moins pourquoi elle avait ce besoin de se connecter. Consulter ses mails, appeler ses proches et… son copain de l’époque….

On était tellement bien ensemble que je voulais prolonger le séjour pour pouvoir profiter de ma flamme jumelle au maximum. J’étais comme dans une bulle d’amour aux côtés de Chouchou.

J’avais littéralement l’impression de vivre un rêve éveillé. Le plus beau de mes rêves. Par moment, ce qu’on vivait me paraissait surréaliste tellement que tout était parfait.

L’univers conspirait vraiment à notre bonheur.

Nous avons compris seulement plus tard que nos corps émotionnels avaient besoin de guérir et qu’il fallait transcender nos souffrances en lumière.

Nous manquions encore à l’époque de recul et de conscience pour comprendre que le cheminement que nous traversions était un moment clé pour préparer notre séparation.

Dans cette phase, on a ressenti à la fois une vraie symbiose énergétique ensemble mais des incompréhensions se sont aussi présentées. Ces épreuves étaient une vraie opportunité pour nous de soigner nos propres blessures.

Chouchou, flamme jumelle

Dans ma vie, j’avais développé une dépendance affective du fait d’avoir grandi avec une blessure d’abandon et j’ignorais ce qu’était l’amour inconditionnel.

Tout était mis en oeuvre pour que je chemine vers cet amour. Mais pour cela il fallait que je remette en cause un certain nombre de mes conditionnements.

Pendant notre voyage, ma flamme jumelle s’est ouverte à moi et a révélé ses sentiments envers moi.

Je l’ai vécu comme un choc, j’étais bouleversée par cette annonce. J’étais partagée entre la joie de découvrir son amour pour moi et ma peur d’être aimée pour ce que j’étais.

Souvent dans les relations classiques, l’amour est très souvent sous condition.

Par exemple, “si tu ne fais pas telle ou telle chose, ou n’accomplis pas telle ou telle action, alors je partirais”. J’avais senti dès le départ chez ma flamme jumelle qu’il était différent des autres.

Il était dans le non jugement et m’acceptait pleinement dans l’être que j’étais. Mais je n’étais pas prête à m’ouvrir à lui. Mes vieux modèles de l’amour m’avaient toujours appris à vivre dans des carences affectives et à ne jamais être aimée pour ce que je suis. Mes relations précédentes m’obligeaient à jouer un rôle pour être acceptée de mon partenaire.

Avec ma flamme jumelle, c’était différent, je sentais que son amour me dépassait et j’avais peur de ce sentiment si grand.

En même temps c’est légitime, lorsqu’on expérimente l’amour avec des limites, il est difficile de concevoir un amour plus vaste.

Au fond de moi, j’aimais ma flamme jumelle mais j’avais refoulé mes sentiments. J’avais besoin d’être proche de lui par moment, puis de rester distante pour me retrouver.

Loulou, flamme jumelle

Je ne dirais pas que je savais qu’on était fait l’un pour l’autre mais que je le sentais. Car c’est la vérité. Je sentais que Chouchou, c’était la femme de ma vie.

Une femme qui me comprend autant, avec laquelle je suis autant connecté, avec qui je vis une expérience hors norme, cela ne pouvait être que ma flamme jumelle.

J’avais toujours besoin d’être proche d’elle. J’aimais me sentir connecté à Chouchou en permanence. Sa présence et son amour m’apaisait.

Je vais vous donner un exemple tout couillon. Quand on a pris le train en Inde reliant Jaipur à Mumbai, on ne pouvait pas dormir confortablement tous les deux sur la même couchette. Du coup, on a dû dormir sur deux couchettes superposées. On a alors tendu chacun notre bras pour se tenir la main et se faire des câlins.

Ce besoin de calinothérapie était important pour nous. On avait besoin de se sentir relié en permanence. Au final, on a décidé d’être tous les deux sur la même couchette et on a parlé toute la nuit avec des hindous sur la couchette à côté.

On préférait car on était plus proche l’un de l’autre. Ce besoin de fusion est caractéristique des flammes jumelles. On adore les papouilles !!

Ce qui était fabuleux dans ce voyage, c’était cette opportunité de rentrer mutuellement dans une introspection pour se remettre intégralement en question.

La vie a placé devant nous des défis pour dépasser nos propres limites, c’est à dire nos vieux schémas réactivés par la présence de notre flamme jumelle.

Nous étions si complémentaires que chacun reflétait chez l’autre la part qui lui manquait.

Chouchou, flamme jumelle

Ma flamme jumelle avait appris durant sa vie à être confiant et à pouvoir compter sur lui même pour avancer pleinement dans son évolution sans grandes craintes, prêt à dépasser chaque défi présenté sur son chemin.

Ce qu’il voulait apprendre essentiellement, c’était à s’adapter aux autres et comprendre les relations humaines qui l’entouraient.

Alors que moi, c’était tout l’inverse.

J’avais des facilités à me fondre dans les relations avec les autres. En revanche, ce qu’il me manquait, c’était cette acceptation de l’être que j’étais, je n’avais pas une grande estime de moi-même ni même une grande confiance.

Il ne restait donc plus qu’à assembler ces deux morceaux de puzzle que nous incarnions pour être complet. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’était pas anodin qu’on ressente dès nos débuts un sentiment de “complétude”, en notre présence.

Notre instinct pressentait que ces épreuves à traverser pendant le voyage avaient certainement une nécessité, même si nous n’étions pas prêts à recevoir la compréhension que nous avons aujourd’hui.

Notre lien si fort persistait malgré ces épreuves. Cette connexion semblait indestructible même si des incompréhensions récurrentes survenaient. On avait constamment besoin de l’énergie de l’autre, même si de temps à autre, la colère était présente.

Puis, avec l’avancement du voyage, mon égo reprenait le dessus. La peur prenait de plus en plus de place et je devenais hermétique. Quelque chose en moi s’était renfermée car la peur prenait le dessus.

Dans cette incompréhension pendant le voyage de ne pas savoir pourquoi j’étais en Asie avec ma flamme jumelle, je devenais plus rigide et je le rejetais progressivement.

J’avais très peur de son amour si puissant qu’il me communiquait dans ses énergies, je perdais le contrôle de tout. Ma seule défense a été la fuite car je me sentais oppressée quand il tentait de me baigner dans cet amour.

Après avoir traversé l’Inde et la Thaïlande en sac à dos pendant deux mois, j’ai décidé qu’au Népal notre voyage se finirait chacun de son côté.

Ma flamme jumelle était très triste que je ne poursuive pas le voyage à ses côtés.

Son amour pour moi était tel qu’il cherchait à m’ouvrir les yeux sur notre relation. Il était très éveillé à ce stade. Il tentait de me faire comprendre que je me cachais derrière mes peurs pour ne pas m’avouer notre amour. Mais à ce moment-là, je n’entendais rien, je préférais me consoler en repensant à ma relation que j’allais reprendre à mon retour en France.

Nous avons donc passé quelques jours ensemble au Népal, puis nous nous sommes quittés à Katmandou.

Quand j’ai pris conscience que c’était mes derniers instants avec lui au Népal, au départ mon égo se réjouissait de la situation car il pensait être libre et apaisé d’être loin de lui.

Mais il en a été tout autrement. Dès qu’il est parti, je me suis sentie vide. Une part en moi était très attristée qu’il s’éloigne de moi et j’ai beaucoup pleuré. J’avais la sensation d’avoir perdu une partie de moi. Je ne savais plus quoi faire.

J’errais dans les rues de la ville pour me faire à l’idée que l’expérience du voyage à ses côtés était finie et que j’allais le revoir qu’en France.

Cette tristesse était telle que j’avais la sensation d’avoir perdu mon double et que j’avais plus de sens à rester au Népal.

En conséquence, pour oublier ma peine, j’ai décidé d’écourter mon voyage par rapport à la date de retour initiale et de rentrer plus tôt.

Ce retour précipité me permettait de me cacher derrière mes peurs et de retrouver mon partenaire du moment pour prendre du recul par rapport à toute l’intensité des événements que j’avais vécu avec ma flamme jumelle.

A mon retour en France, je savais que je devais récupérer ma flamme jumelle à l’aéroport 2 semaines après mon retour du Népal.

J’en ai alors profité pour retrouver mes proches et mon petit ami pour savourer les retrouvailles et oublier cet amour que ma flamme jumelle avait pour moi.

Pourtant, malgré la distance, rien ne semblait me décrocher de lui…

Je pensais régulièrement à lui et j’étais encore et toujours intrigué par ce lien que l’on cultivait même à distance.

Quoi que je fasse, je ne contrôlais pas mes pensées et tout me ramenait vers lui. Ma relation du moment ne me permettait pas d’obtenir ce détachement car je continuais à ne pas me sentir complète même si je ne voulais pas me l’avouer. Je savais qu’il y avait quelque chose qui était triste en moi.

Puis vient ce jour, en date du 25 mars 2014, où l’on s’est retrouvé à l’aéroport.

Nous nous n’étions pas vus depuis 3 semaines et nos retrouvailles ont été très intenses. Je me rappelle encore cette sensation de bonheur quand il m’a pris dans ses bras. Je ressentais à nouveau mes énergies vibrer. C’était très fort. Il était prévu qu’il récupère sa voiture chez mes parents vu que c’est eux qui nous avaient emmenés à l’aéroport initialement.

Il avait atterri vers midi et l’après-midi nous avions profité de regarder sur écran les photos de voyage pour se rappeler nos moments de partages.

J’avais beaucoup de nostalgie en regardant ces photos. Le voyage avait été hors du commun. Nous avions appris énormément l’un de l’autre et nous nous étions éveillés davantage en présence d’énergies spirituelles que revêtaient les diverses pays visités.

En parallèle, mon partenaire qui vivait à 600 km de chez moi, semblait très inquiet que ma flamme jumelle me revoit à nouveau. Il me trouvait changée et était très jaloux de lui.

J’avais alors comme on dit, “le cul entre deux chaises”. J’étais entre ma relation amoureuse et ce lien que j’entretenais avec ma flamme jumelle que je n’expliquais toujours pas.

Puis mon égo a à nouveau repris le dessus… Je sentais ma flamme jumelle dans cet amour et cette tendresse qu’il avait envers moi et ma peur revenait de plus belle.

Vu que j’avais été éloignée de lui pendant quelques semaines, mon mental avait eu le temps de reprendre ses marques en France et je ne baignais plus dans toutes ces hautes vibrations. J’étais moins réceptive aux énergies et j’étais plutôt portée sur mes craintes et ce rejet d’amour.

Je me sentais à nouveau oppressée et j’avais qu’une envie c’était fuir le plus loin possible. Je finissais par associer son amour à ma colère et je ne voulais qu’une chose, c’est que Loulou rentre.

Le lendemain de son retour en France, il a quitté la maison et j’ai décidé que nos chemins se séparent pour privilégier ma vie de couple….

Vu que je ne savais toujours pas pourquoi j’avais de telles réactions de rejet par rapport à lui alors qu’en même temps j’étais reliée, j’ai préféré m’éloigner et laisser faire le destin…

Loulou, flamme jumelle

En Thaïlande, je sentais qu’un malaise était en train de s’installer. Dès notre arrivée à Bangkok, une certaine distance a commencé à se sentir, je ne comprenais pas pourquoi.

Les îles Similan ont agi comme l’élément déclencheur. On a passé une bonne partie de la journée sans être ensemble. Je l’ai très mal vécu. Je ne comprenais pas pourquoi cette distance s’installait entre nous. Je sentais que quelque chose m’échappait mais je ne savais pas ce que c’était.

Je sentais que ma flamme jumelle avait besoin d’être seule par moments, mais je ne comprenais pas son attitude de rejet. Alors, je laissais faire. J’essayais de m’adapter et faire du mieux que je pouvais, comme d’habitude.

Aux îles Similan, on est monté à 300 mètres de haut en empruntant un chemin escarpé pour atteindre un belvédère. Il a fallu traverser des grottes, des passerelles en bois, des cavités rocheuses… mais le point de vue à l’arrivée là-haut en valait largement la peine. C’était absolument magnifique.

C’est à ce moment-là que ma flamme jumelle a remis en question ses capacités à faire le tour des Annapurnas, un trek de 15 jours au Népal qui me tenait à cœur depuis le début du voyage.

Dès que je suis arrivé sur le sol Thaïlandais, j’ai senti qu’il fallait que je me thaï. Quand est parti de la Thaïlande pour aller au Népal, je sentais que la séparation pointait le bout de son nez.

J’ai alors décidé de me confier à ma flamme jumelle et lui dire tout ce que j’avais sur le cœur. Résultat : on a parlé une bonne partie de la nuit. J’avais besoin de lui parler et lui dire toutes ces choses que je ressentais, que j’avais sur le cœur.

Je lui ai dit que je savais que je n’étais pas parfait, mais que j’avais essayé de faire au mieux au meilleur de ma connaissance du moment, et que je voulais que notre voyage se passe le mieux possible.

Quand on a pris l’avion, j’étais à côté d’elle, et j’ai beaucoup pleuré car je ressentais beaucoup de tristesse à l’idée que nos chemins se séparent. Tous ces moments partagés à ses côtés étaient tellement merveilleux pour moi, c’était un rêve éveillé.

Elle ne s’en est pourtant pas aperçue, car elle était occupée dans ses pensées. Faut dire que j’ai pleuré en silence…

Quand nous sommes arrivés au Népal, je savais que le temps passé aux côtés de ma flamme jumelle diminuait de plus en plus. Je voulais donc profiter d’elle au maximum.

J’avais pourtant un léger contre-temps à régler à Katmandou, qui n’était bien sûr pas prévu. Le trek commençait le lendemain, et je ne pouvais pas retirer suffisamment de cash car les ATM (distributeur automatique de billets) limitaient le plafond journalier de billets à distribuer.

Sans compter que 300 €, ça fait un paquet de roupies. C’est comme si vous demandiez à un distributeur de billets en France de retirer 10 000 € d’un coup !!!

C’était problématique dans la mesure où, quand on fait le tour des Annapurnas, les ATM sont plutôt rares ! Mais, je n’avais pas envie de perdre du temps avec ce genre de formalités financières.

Mon raisonnement était le suivant : si le trek devait se faire, alors il se ferait. Dans tous les cas, je me débrouillerais. Rien à foutre. Ma flamme jumelle était ma priorité du moment.

Alors, j’ai décidé de passer le peu de temps qui me restait avec elle à se balader dans les rues de Katmandou, à visiter le temple du singe, puis on a mangé ensemble le soir dans un restaurant super sympa de la ville.

Superbe soirée au cours de laquelle je lui ai donné un bracelet blanc chargé en énergie que je portais toujours autour de mon poignet droit. Je voulais lui donner ce bracelet car il me tenait à cœur et j’avais envie de conserver un lien avec elle à travers cet objet. En souvenir du bon temps passé ensemble.

Ce bracelet pour moi aussi permettait de la protéger et cela me rassurait. J’ai toujours eu l’esprit protecteur envers ma flamme jumelle et l’idée de la laisser toute seule ne me rassurait pas du tout. Il y a tellement de vautours qui peuvent rôder autour…

Alors, à travers ce bracelet, je pouvais agir. Je lui ai dit, que si elle se sentait en danger, elle pense à moi et porte ce bracelet. Je pourrais alors l’aider et la protéger car j’avais créé un pont énergétique. Et l’énergie transcende la matière, le temps et l’espace.

Tout danger potentiel qui se présenterait sur son chemin serait automatiquement repoussé par effet de répulsion énergétique au travers de ce bracelet.

Je lui ai donné ce bracelet pendant le repas. Je me rappelle que j’ai essayé une dernière fois de lui faire avouer ses sentiments amoureux envers moi…. en vain…

Je me rappelle aussi très bien cette dernière nuit ensemble à Katmandou. Je me suis levé une heure avant pour profiter d’elle une dernière fois. Je lui ai alors fait plein de câlins, et l’ai serré dans mes bras, je l’ai tendrement embrassé.

Je me rappelle de ce moment où je me suis éloigné dans le couloir de l’hôtel, ma flamme jumelle portait son polaire rose. Je n’avais pas du tout envie de m’éloigner d’elle, mais je savais que je ne pouvais rien faire.

Alors, j’ai fait comme à mon habitude. Je me suis adapté et j’ai essayé de penser à autre chose en me concentrant désormais sur le trek et sur le moment présent. Je ne savais pas du tout l’expérience qui m’attendait durant le tour des Annapurnas, mais une chose est sûre : je n’avais peur de rien . A ce moment-là, aucune peur n’était présente en moi.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de franchir le Thorong Pass tout seul, le fameux col qui culmine à 5 416 mètres d’altitude. J’ai dépassé tout le groupe, y compris le guide. J’ai couru tout seul dans la neige avec mon sac à dos. J’étais déterminé comme jamais.

En fait, j’ai transformé l’énergie de cette séparation en énergie de mouvement. Vu que je me suis retrouvé seul à la fin de ce voyage, j’ai décidé de tracer ma route, comme je l’ai toujours fait. Et quand je décide de tracer ma route je ne fais pas semblant. J’avance plutôt vite.

Cela peut paraître difficile à comprendre, mais l’énergie de cette séparation me portait. Je pensais tous les jours à ma flamme jumelle. A chaque étape, j’écrivais son nom avec les moyens du bord. Avec des pierres sur un tas de sable, avec un morceau de bambou sur la neige… même à 5416 mètres au sommet, j’ai écrit le nom de ma flamme jumelle !!!

Le fait de penser à elle décuplait mes forces. Ce n’est pas un hasard si j’arrivais toujours premier à chaque étape avec plusieurs heures d’avance. Le tout avec une facilité déconcertante. Je me baladais. Je chantais à plus de 5 000 mètres d’altitude en pleine montée. J’étais littéralement porté !

Puis j’ai revu ma flamme jumelle de retour en France. J’étais à la fois content et triste. Content de la retrouver et triste que le voyage touche à sa fin.

A peine rentré de voyage, j’ai appris que mon beau-père était en fin de vie. Triste aussi car je sentais que la séparation était inévitable, je lisais dans son regard.

Comme toujours, mon intuition ne s’est pas trompée. Le lendemain, je suis parti de chez elle et elle m’a envoyé ce message texto que je n’oublie pas. Elle me disait qu’elle préférait prendre ses distances par amour pour son copain….

Et là… ce fût le choc….

Découvrez la suite de notre histoire

  1. La séparation de nos flammes jumelles
  2. Les retrouvailles de nos flammes Jumelles

 

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