Changer de vie, ou comment se sortir les doigts du cul

J’avais aussi pensé pour ce titre à Changer de vie : l’art de dire MERDE” ou “Changer de vie : dire MERDE au jugement et au statut de victime”.

Il paraît que changer de vie est le rêve de 79% des Français, d’après Le Figaro.

Pourtant, il suffit d’observer les gens autour de nous pour vite se rendre compte que 90% d’entre eux ne réussiront jamais. Pour 90% d’entre eux, changer de vie restera un rêve, et non une réalité. Mais alors, comment passer du rêve à la réalité ?

La clé pour changer de vie, c’est de se sortir les doigts du cul.

Pardonnez-moi d’avance pour la lecture de ce billet, car ce dernier risque de vous CHOQUER. Cet article risque en effet de vous choquer par son style d’écriture, peut-être un peu trop direct (vulgaire diront certains). Peut-être serez vous choqués par son contenu, peut-être un peu trop incisif. Qu’il en soit ainsi.

Pour changer de vie, il faut mettre le jugement au placard

Chaque être humain évolue à son rythme. Chacun a sa propre leçon de vie. Le problème, quand vous évoluez dans la conscience, c’est que vous avez de plus en plus de mal à supporter l’inconscience.

Imaginez que vous vous baladez tranquille, pénard, sur une plage dorée. Il fait super beau, grand soleil. Vu qu’il fait beau, vous avez envie de vous promener dans la forêt. Le problème est que cette forêt est peuplée d’animaux féroces. Ces animaux ont toujours appris, depuis tout petit, à attaquer.

Il arrive de temps à temps que vous croisiez des animaux sympas, vraiment sympas. Vous avez bien sûr envie d’échanger avec ces animaux. Quant aux autres, à moins d’être maso, vous n’avez vraiment pas envie. Vous avez plutôt tendance à les éviter.

Là, c’est exactement pareil. Cette agressivité, cette attaque, correspond au jugement. Combien de fois par jour peut-on entendre des phrases comme “Tu as vu celui-ci ou celui-là comment il est habillé ?”, “T’as vu ce qu’il a fait ?”, “Non mais regarde moi cet abruti comment il…”, “Tu devrais faire attention à ceci ou cela car je suis sûr de…”

PUTAIN, sans déconner, qu’est-ce que c’est CHIANT !!! Ce bombardement mental est incessant… Comment peut-on être sûr de quelque chose si l’on n’en a pas vécu l’expérience ???

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C’est maintenant la question que je pose, quand j’entends ce genre d’ineptie. Comment peux-tu savoir ceci ou cela si tu n’en as pas fait l’expérience ?

Souvent, la forme de la réponse est plus importante à ce moment-là que le fond. Car le fond n’est souvent pas riche en terme de contenu. Des phrases comme “Ben parce que je le sais…” sortiront la plupart du temps. Par contre, l’agressivité et la colère s’y trouvent. Cette personne se sent en effet attaquée. Elle réagit donc, car elle n’aime pas que vous lui posiez ce genre de questions.

Juger les autres revient à se juger soi-même. La personne que vous jugez fait quelque chose que vous vous interdisez, et cela ne vous plaît pas. Donc, vous projetez votre propre jugement sur elle.

Ce qui est pénible avec le jugement, c’est cette projection du problème d’un individu à l’autre.

La victime, le sauveur et le bourreau : comment sortir du triangle infernal

Depuis notre enfance, on nous a appris à jouer des jeux de rôles. Le problème dans ces jeux de rôles, c’est que c’est toujours la même chose. Soit on joue à la victime, soit au sauveur, soit au bourreau. Au bout d’un moment, c’est chiant…

Le bourreau est représenté dans notre société par l’autorité et la justice : la police et la justice. Le juge y occupe bien sûr la place la plus symbolique. Comme son l’indique, il juge les faits. Une question peut-être con mais comment une tierce personne peut elle juger quelque chose qu’elle n’a pas vécu ?

Pire, comment peut-elle juger quelque chose qui est influencée par sa propre vision ? En effet, comment peut-elle savoir que ce qu’elle croit savoir correspond à LA vérité ?

La justice fait appel au principe des punitions, elle est là pour sanctionner. Ce qui serait intéressant, c’est de savoir POURQUOI cette personne est devenue juge. Souvent, la réponse se trouve dans son enfance, dans son inconscient.

Il ne serait pas surprenant, que cette personne ait grandie au sein d’une fratrie par exemple. Fratrie dans laquelle elle a joué le rôle de vilain petit canard. Pour se protéger du jugement, quoi de mieux que de juger !

Vient ensuite le rôle le plus subtil : celui de sauveur. C’est vrai, c’est classe de vouloir sauver les autres. Vous avez par exemple la fonction de sapeur-pompier, maitre nageur, infirmier etc.

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Et si un sauveur cherchait à se sauver lui-même de ses propres jugements ?

C’est en effet un excellent moyen d’essayer de se pardonner. L’humain est conditionné au châtiment et à la punition, rappelez-vous. D’après les croyances populaires, si l’on commet une faute par erreur, il faut se racheter une conduite. Ce rachat sera bien sûr proportionnel à la nature de la faute.

Prenons l’exemple d’une infirmière pour jeunes enfants. Cette infirmière se dévoue TOTALEMENT pour son travail. Elle passe TOUT SON TEMPS à travailler. Son travail est LA priorité numéro 1.

Résultat : elle est excellente. Elle est reconnue par tous ses collègues pour sa dévotion et ses compétences.

On se tourne maintenant vers son enfance. On apprend qu’à l’âge de 8 ans, elle endosse la responsabilité de surveiller son petit-frère parce que ses parents décident de sortir. Le problème est que son petit frère est malade, il tousse. La petite fille doit donc faire attention et le surveiller régulièrement, pour prévenir papa et maman en cas de besoin.

Elle regarde la télévision, le volume de la TV masque la toux du petit-frère. La petite fille n’entend donc pas les gémissements de son petit-frère. Fatiguée, elle s’endort devant la TV.
Lorsque ses parents rentrent, ils découvrent le petit, mort dans son lit.

Cet évènement va changer la vie de cette petite fille à jamais. Il ne faut pas en vouloir à la petite fille, car elle aimait son petit-frère plus que tout. Mais c’est une petite fille, qui n’avait pas à endosser des responsabilités qui n’étaient pas de son âge.

Il ne faut pas non plus en vouloir aux parents. Ce qui est fait est fait. Ils ne savaient pas.

Le problème est que cette petite fille subit le regard de culpabilité intense de ses parents. Elle ne se le pardonnera donc jamais. Adulte, elle fait le métier que vous connaissez et ne s’autorise pas à avoir de vie personnelle. Elle pense ne pas le mériter.

Par son métier qui consiste à sauver des vies, elle cherche à sauver en vérité sa propre vie.

Bien sûr, son métier est très louable. Ce que je veux simplement dire ici, c’est qu’en ayant une vision plus large du tableau, on s’aperçoit que tout est souffrance. Un apparent sauveur cache bien souvent une grande souffrance intérieure.

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Notre société actuelle ne nous apprend pas à guérir cette souffrance émotionnelle, elle préfère se concentrer sur la souffrance physique.

Le plus malicieux des rôles, celui de victime. La victime est privée de son propre pouvoir de création. Elle est conditionnée à croire à la fatalité. Elle va donc créer son propre malheur.

La victime adore les phrases comme “il faut travailler dur pour gagner sa vie”, “on n’a pas le choix, c’est comme cela”, “regarde ce qu’il m’a fait”, “j’arrête pas de faire ceci ou cela”.

Se plaindre est un sport national dans le royaume des victimes. Adopter le statut de victime peut être confortable, car entretenir l’illusion de pas avoir le choix revient à ne pas vouloir affronter ses propres responsabilités.

Le jour où la victime est prête à changer de statut pour passer à celui de créateur, elle choisit d’adopter la responsabilité à 100%.

Elle pourra même entreprendre d’identifier et nettoyer son programme généalogique avec Ho’oponopono.

Pour une personne éveillée, ce bombardement mental à longueur de journée est fatiguant. C’est pour cette raison que les relations sont souvent difficiles.

La recette du bonheur ? Ne rien attendre des autres. Pour être heureux, n’attendez jamais rien des autres. Vous ne serez alors jamais déçu. Si vous entretenez une relation de dépendance avec quelqu’un, vous serez toujours déçu. Ce quelqu’un ne pourra en effet jamais vous apporter satisfaction.

Entre ce que vous avez envie, ce que cette personne a envie, ce que vous croyez qu’elle a envie, et ce qu’elle croit que vous avez envie, bien des barrières existent…

C’est pour cela que le véritable amour n’est pas ce que l’on croit.

Vous voulez changer de vie ? Changez d’état d’esprit.

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